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On na donc rien fait



Mais que pourrai-je bien dire, quand viendra le moment
Le moment fatidique, quand se glacera mon sang ?
Que pourrai-je entrevoir derrière leur esprit clos
Quand ils prononceront ‘fermeture des enclos’ ?

Je parcours les collines autrefois verdoyantes quand l’envie me prenait des campagnes chantantes. Je parcours les collines juste après l’incendie et repart en volant assis sur mon tapis… Et désolé du monde qui va bientôt sombrer par le refus tacite de la mobilité de mettre au pied du mur ce qu’étaient nos idées, que l’on a claironnées sans jamais les acter… Je laisse à mes enfants un futur dévoyé à leurs complots immondes des gens de leurs métiers. Je n’laisse à mes enfants que leurs yeux pour pleurer…

Alors, que pourrai-je bien dire, si l’on est bâillonné
Que pourrai-je bien mouvoir si l’on est ligoté ?
Que l’on a laissé faire par peur de l’inconnu
Qu’on a fui en avant pour n’être pas tenus
Responsables de ce que le monde est devenu ?

L’incendie est éteint mais il reste les braises qu’ils attisent à leur guise et lorsque l’on soupèse ce que furent nos erreurs on suffoque alors. Juste la bonne conscience de dire qu’on avait tort… On se méprend alors de se plaindre parfois quand le remord survient de ces chiens qui aboient mais qui remuent la queue quand la pâtée est là. Et toujours vont chercher la langue bien pendante le bâton lancé sur nos dures mésententes.

Le souvenir est là, quelque part caché, quand tombaient un à un ceux qui nous entouraient. Et l’on restait debout sans être concernés. Si l’on risquait d’un coup un cri un peu trop fort, on mettait dans l’instant sur nos lèvres nos mains. Et l’on pensait à tort qu’on avait trop à perdre pour pouvoir se permettre d’espérer des matins d’un tout autre soleil. Mais nous voilà ici, et ne sommes plus hier, nous ne pouvons ainsi faire tomber nos barrières, celles que l’on a rivées, quand on restait debout sans être concernés…

Et que pourrai-je donc dire, malgré ma bouche cousue
Ma camisole sociale, et mon esprit diffus ?
Oui j’ai hélas laissé faire, mais j’étais payé pour
Trop peureux de l’image qui pouvait transparaître
Aux yeux de mes semblables qui m’auraient dit sectaire
Et révolutionnaire…

Leur belle société, on y est à présent
Mais je vous en prie donc, passez donc devant
Et quand mon regard croise celui de mes enfants
Je voie briller chez eux un tout autre tourment :
Mais qu’ont fait nos parents ?.....



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